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Très peu d'uvres ont été réalisées dans ces matériaux : Bouchard se méfiait beaucoup de la rétraction à la cuisson : à la forte température du four la terre à cuire se rétracte d'environ 10% et la paroi du modèle creux mis au four doit être strictement de la même épaisseur partout.
Bouchard a traité en médaille des sujets très variés : portraits souvent de profil, scènes en tous genres faites spontanément ou à l'occasion d'une commémoration, en donnant une certaine importance aux inscriptions.
Il modelait ses médaillons en plastiline, une pâte très fine maléable qui ne durcit pas. Il appliquait cette dernière sur une petite planche à clous maintenue sur un chevalet de peintre sous forme de disque d'environ 20 ou 30 cm de diamètre. Le modelage une fois terminé, le modèle étant de dépouille, il le moulait lui-même en plâtre. Il confiait ensuite ce plâtre à son réducteur qui lui restituait l'épreuve redimensionnée en 6, 8 ou 10 cm. Si la médaille devait être tirée en petit nombre d'exemplaires, il confiait sa réduction en plâtre aux fondeurs Koller ou Thinot qui coulaient en bronze les quelques exemplaires demandés avec la technique de la fonte au sable. Si la commande était d'un grand nombre d'exemplaires, il confiait alors le modèle en plâtre dans le format original à la maison qui frappait les médailles, Janvier et Berchot, Arthus Bertrand ou la Monnaie de Paris. Un premier modèle fait en galvanoplastie permettait d'obtenir un modèle de dimension définitive par réduction et gravure dans une matrice en acier. Celle-ci permettait de frapper d'abord le modèle dans un disque en plomb qui était soumis à l'approbation de Bouchard. Après acceptation de ce "bon à tirer" par le sculpteur, la technique de la frappe appliquée permettait d'obtenir un grand nombre d'épreuves en bronze. |
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